Le 17 mai 2019.

”Limiting the risks from global warming of 1.5°C in the context of sustainable development and poverty eradication implies system transitions that can be enabled by an increase of adaptation and mitigation investments, policy instruments, the acceleration of technological innovation and behavior changes”
* Summary for Policymakers,
www.ipcc.ch/working-group

L’initiative GIECO*
* Groupe Interdisciplinaire et Intergouvernemental pour l’évolution du Comportement en faveur du développement durable et désirable.

Alors que le dérèglement climatique apparaît comme l’enjeu majeur du siècle et interroge tous les modèles de développement, il n’y a plus de débat (scientifique) sur les causes ni sur les risques considérables à ne pas agir : les climatologues ont fait leur travail.

Il n’y en a plus vraiment, non plus, sur l’essentiel de ce qu’il faut faire pour limiter le réchauffement et adapter nos organisations : les technologues et économistes ont largement tracé la route.
.

Ce travail, on le doit au GIEC et à ses trois groupes de travail (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat : www.ipcc.ch) [1].

Pour autant, notre société tarde à passer à l’acte, ce qui affole les experts et les plonge dans la perplexité !
Comment en effet enclencher sinon orchestrer le cercle vertueux d’une mutation massive et cohérente des comportements : celui des consommateurs/citoyens, des décideurs politiques et économiques, des investisseurs… ?
.

Octobre 2018 : le Fonds IME lance le Manifeste pour un GIEC du Comportement ou GIECO (https://gieco-ipbc.org/).

Clé de voûte d’une telle mutation planétaire, un GIECO (ou 4e Groupe du GIEC ?) aurait pour mission d’aborder :

  • de façon globale, exhaustive/transdisciplinaire et factuelle,
  • causale et interventionnelle plus que descriptive…
  • le crucial sujet du facteur humain dans la transition écologique.

En 8 mois, cette initiative a déjà réuni plus de 700 scientifiques en provenance des universités du monde entier (https://gieco-ipbc.org/en/signatories/they-signed/).

Une telle mobilisation de spécialistes de toutes disciplines autour du comportement en faveur d’un accompagnement d’une problématique sociétale est sans précédent. Elle confirme leur perception de la gravité du sujet. Plus encore, elle exprime une prise de conscience : leurs compétences croisées, au cœur du sujet, peuvent largement contribuer à y porter remède !
.

Une liberté d’action individuelle largement contrainte !

Contrairement à une idée répandue, la marge de manœuvre cognitive et sociale réelle d’un individu vis-à-vis du climat est très faible :

  • Les accords multilatéraux conditionnent légalement les États et les entreprises dans leur liberté d’action pour le climat (institution).
  • Les lois nationales ou régionales conditionnent légalement les entreprises et les individus dans leur liberté d’action pour le climat (territoire).
  • Par leur offre, les entreprises conditionnent salariés et consommateurs dans leur capacité à agir sur le climat (entreprise).

Un GIECO pour transformer les turbulences en convergence ?

A l’instar du GIEC et dans son prolongement, l’initiative GIECO produirait :

  • une modélisation globale et explicative des facteurs qui impactent les comportements,
  • des trajectoires et préconisations concrètes impliquant, de façon coordonnée, tous les secteurs de la société (éducation, management, gouvernance, droit et fiscalité, modes de vie et santé, etc.)
  • ceci permettrait de relier les schémas décisionnels des acteurs à leur capacité d’atteindre leurs objectifs climatiques et environnementaux, applicable à l’échelle de chaque organisation
  • ces scénarios transformeraient, sans rupture mais en profondeur, les modèles économiques et organisationnels en mécanismes à la fois plus efficients et vertueux, par une convergence des actions des acteurs institutionnels, des territoires, des entreprises, des individus
  • outre les scientifiques, le GIECO impliquerait tous les acteurs et parties prenantes.
    .

Scientifiques et entrepreneu(e)s unis pour sauver le climat ?

Le Collectif pour un GIECO lance un appel solennel aux dirigeants d’entreprises soucieux de prendre leur part dans ce mouvement et d’apporter leur contribution à l’émergence d’un corpus scientifique international capable d’éclairer les décisions des décideurs politiques et économiques.

Dans un contexte où le politique ne semble pas en mesure de prendre toutes ses responsabilités, ne devient-il pas urgent et pertinent d’associer les forces vives des acteurs de l’économie et de la science ?

Un tel engagement permet en outre aux entreprises partenaires de :

  • Se rendre visible (à l’international) en tant que signataire et/ou contributeur du lancement du projet GIECO. Il ne s’agit pas de financer l’institution à venir mais beaucoup plus modestement de permettre au Fonds IME d’organiser :
    • des réunions préparatoires avec des scientifiques signataires,
    • des actions de communication,
    • des sessions itératives de négociation avec les institutions internationales (ONU) ou régionales/nationales concernées, etc.
  • Capitaliser une image d’acteur responsable :
    • sur un sujet majeur (au cœur d’une transition durable, équitable et désirable réussie)
    • via un levier crédible (soutenir la communauté scientifique internationale des sciences du comportement)
    • et un soutien affichable (site, communication),
    • avec un impact réel sur son marché : l’engagement pour de telles causes est très porteur
    • pour un très faible coût (et défiscalisable)
  • Donner + de sens à son action par :
    • une contribution déterminante[2] à l’organisation d’un ordre mondial durablement prospère, désirable et équitable, pour les entreprises autant que les citoyens,
    • un impact fédérateur en interne : motivation et valorisation des acteurs, y compris sous-traitants…
    • un impact sur la marque employeur, l’attractivité de l’ entreprise, fidélisation de collaborateurs,
    • une satisfaction personnelle, via une éthique assumée, qui donne de bonnes raisons de se lever le matin, croire en la vie et au futur de ses enfants !

[1] Le GIEC 1/ explique et anticipe le risque climatique et les dérèglements planétaires (Groupe 1) ; 2/ évalue la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques et les possibilités de s’y adapter (Groupe 2) ; 3/ aborde les possibilités sociétales de limiter les émissions de gaz à effet de serre ou d’atténuer de toute autre manière les changements climatiques (Groupe 3).
Il constate cependant que les actions des décideurs restent dramatiquement en retrait des engagements pris à la COP 21 !

[2] Parmi les commentaires des scientifiques signataires du Manifeste pour un GIECO, on retrouve souvent : « C’est la clé ! ».
.

Comment s’engager à nos côtés ?

  • En tant que  décideur, je signe le « Manifeste pour un GIECO » pour exprimer mon besoin pressant de ses préconisations, afin d’orienter et sécuriser mes stratégies de développement : https://gieco-ipbc.org/
    .
  • Je souhaite aussi soutenir l’IME pour faire aboutir vite ce projet crucial :
    • Donateur (montant libre) ;
    • Grand Donateur (convention de partenariat) ;
    • Mécène (convention de partenariat pluriannuelle)
    • autres formes de contribution et coopération pour un DD ?

Défiscalisation / impôt sur les sociétés (60%), amortissable.
Pour en savoir plus, cliquez ici

L’Institut (Fonds IME) déclare développer une activité d’intérêt général et disposer de la capacité à recevoir des dons par les personnes physiques et morales éligibles à la réduction d’impôt de 60% prévue à l’article 238 bis du code général des impôts. L’Institut déclare également pouvoir émettre des reçus fiscaux. A réception du versement du don, conformément aux dispositions du décret n°2004-185 du 24 février 2004, l’Institut adressera au Donateur un reçu fiscal dûment rempli et signé, attestant du montant reçu de ce dernier au titre de l’exercice que le Donateur annexera via une déclaration spéciale à sa déclaration de résultat (BOI-RIC-RICI-20-30-20-20160406).
A défaut de mention spéciale du donateur (GIECO par exemple), la somme allouée par celui-ci sera librement utilisée selon les besoins de l’Institut dans le cadre de son activité.


Contact : Jacques Fradin

  • Docteur en médecine, 25 ans d’accompagnement du management sur les enjeux de motivation et d’engagement sociétal, expert comportementaliste du changement depuis 2000
  • 1987–2016 : crée et dirige l’Institut de Médecine Environnementale (IME), qui allie recherche clinique et neurosciences, applications comportementales en santé préventive, RPS, QVT, RSE. Il a piloté l’accompagnement de plus de 100 hôpitaux (dont la moitié des CHU) et 50 entreprises de toutes tailles et tous secteurs. Il est Directeur pédagogique d’un DU (PPCA à Dijon) et intervenant INHESJ ou encore HEC (Executive Education).
  • 2008-2019 : Cofonde l’Institute of NeuroCognitivism (INC, Paris & Bruxelles) qui a formé plus de 2500 professionnels à de nouveaux outils pour agir au niveau individuel, relationnel et organisationnel (libérer le potentiel des individus, l’intelligence collective des équipes, l’engagement individuel et la coopération, améliorer l’ergonomie cognitive et l’efficience fonctionnelle de l’interface individu / organisation).
  • 2016-2019 : crée le Fonds de dotation IME pour la recherche scientifique sur les comportements, dont le  Laboratoire Psychologie & Neurosciences travaille en partenariat avec des équipes du Collège de France (Pr. Berthoz), de Paris Sorbonne (Pr. Houdé,  Pr. Borst), l’APHP (Pr. Cohen ; Pr. Granger), l’UCLouvain (Pr. Philippot) ou encore du CRNL (Dr. Meunier).
  • 1992-2019 : outre sa contribution à 80 communications scientifiques, il publie divers ouvrages de vulgarisation, dont chez Eyrolles : L’Intelligence du stress en 2008 et Manager selon les personnalités.
  • 2018-19 : lance le Manifeste pour un Groupement international d’étude sur le comportement (GIECO) : en 8 mois, plus de 600 scientifiques de toutes les disciplines des sciences du comportement et près de 100 de l’environnement l’ont signé pour contribuer à éviter la catastrophe climatique et construire un monde durable.

Courriel : jacques.fradin@ime.fr Portable : 06.81.83.13.59

Voir aussi : http://www.strategies.fr/blogs-opinions/chroniques/4028339W/la-maison-brule.html

Print Friendly, PDF & Email