Recherches en cours et en projet

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Mise à jour : 5 septembre 2019

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Veuillez trouver infra l’ensemble des recherches du LPN :

  • seul ou en collaboration avec des laboratoires/chercheurs partenaires,
  • en cours et en projet.

Nous sommes à votre entière disposition pour vous aider à identifier la ou les thématiques importantes pour vous et que vous souhaiteriez soutenir/mécéner.

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PLAN

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RECHERCHE CLINIQUE et FONDAMENTALE (LPN/IME)

Créé en 1987 par Jacques Fradin (DM), l’Institut de Médecine Environnementale (IME), via son Laboratoire Psychologie & Neurosciences (LPN), développe depuis plus de 30 ans des recherches en thérapie neurocognitive et comportementale (TNC) dans la perspective d’une intégration transdisciplinaire large (biologie du comportement, sciences de l’évolution/éthologie, sciences et neurosciences cognitives, psychiatrie/psychologie, sociologie, pédagogie, management, etc.).

Il développe aussi des applications de cette approche (ANC) dans les domaines :

  • De la pédagogie
  • Du management/des RH (RPS, QVT, RSE…)
  • Des organisations
  • De la prévention et la gestion de crise…
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Intentions et orientations qui sous-tendent nos recherches sur les comportements

Les objectifs pratiques sont de s’appuyer sur les méthodologies/outils d’exploration des sciences « dures » pour mieux :

  • Objectiver les comportements et cognitions :
    • Sélectionner de façon pertinente et valider les outils psychométriques, comportementaux et de mesure visuelle (notamment numériques).
    • Relier clinique et substrats neuronaux/biologiques (à l’instar de ce que fait la médecine).
    • Contribuer ainsi à faire passer ces disciplines du statut de « sciences molles » à « sciences dures ».
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  • Rationaliser/démontrer :
    • Passer des statistiques exploratoires/descriptives à l’expérimental (statistiques explicatives, clinique au sens médical du terme, expérimentation au sens de recherche de causalités/preuves, test de provocation…),
    • Différencier ce qui relève de la psychologie (ce qui s’apprend = contenus cognitifs) et de la neuropsychologie (structurel, qui ne peut que se gérer selon des modalités innées propres à des réseaux neuronaux spécifiques = contenants neurocognitifs). Dans ce modèle, ce que l’on nomme s’ordinaire biais cognitifs ne nous enferment pas autant qu’on le pense : ils relèvent avant tout des caractéristiques de ces réseaux… et sont donc modifiables en apprenant à mieux conscientiser et gérer/faire basculer des « modes mentaux » associés à ces réseaux.
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  • Transférer : la science analyse, modélise, simplifie et fiabilise, elle améliore ainsi l’accessibilité :
    • Aux spécialistes du comportement
    • Mais beaucoup plus largement à tous les autres professionnels qui ont besoin de compétences relationnelles, sociales et/ou d’accompagnement dans des démarches de changement et d’adaptation : de la santé, du management, de la formation et de l’enseignement, de l’orientation, du coaching…
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Axes de recherche

Au fil des années, notre pratique et recherche clinique (protocoles à cas uniques, études cliniques) et autres travaux de recherche (psychométrie, sciences et neurosciences cognitives, éthologie…) ont fait émerger une véritable discipline nouvelle (la Thérapie Neurocognitive et Comportementale/TNC, amorce d’une 4e vague des Thérapies Comportementales et Cognitives / TCC[1]), réinterprétant largement la nosologie psychologique et psychiatrique[2], autour de cinq axes de recherche :

A – Les modes mentauxsupérieurs automatique et adaptatif[3], dont les réseaux neuronaux gèrent respectivement 1/ le connu/maîtrisé versus 2/ les situations d’incertitude, de complexité, de prise de risque
Notre capacité (expérientielle, culturelle = apprise) à identifier et développer une gestion agile de cette bascule fonctionnelle/instantanée[4] (comme au volant) est cruciale pour prévenir le stress, nous mettre dans un état mental plus propice pour faire face dans un monde incertain, innover, inventer, créer, coopérer, se distancer, rebondir après un échec, etc.
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B – Les troubles de l’assertivité, revisités dans le cadre de ce que nous avons dénommé positionnement grégaire/PG[5] (axe 1 : excès ou manque de confiance en soi ; axe 2 : excès ou manque de confiance en l’autre) implique les vieilles structures sous-corticales notamment de l’amygdale limbique, d’où le caractère fondamentalement irrationnel et peu contrôlable (impulsifs, prégnants) des comportements concernés… Divers exercices comportementaux spécifiques (comportements ou attitudes antidotes, incompatibles avec l’état ciblé/traité, comme faire simuler – théâtralement – un état de dominance par un soumis et vice-versa[6]…) permettent d’apporter des réponses neurocognitives (i.e. qui activent des réseaux neuronaux antagonistes/antidotes) à des comportements/des troubles peu réceptifs aux démarches psychologiques/cognitives ou émotionnelles classiques[7]
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C – A une époque où l’addiction devient presque la norme sociale[8], nos travaux sur le lien (homéostasique/vicariant) entre comportements « hypofonctionnels » (Hypos) et compensations « hyperfonctionnelles » (Hypers) trouvent tout leur sens[9]: comment identifier et traiter les causes cachées (fonctions physiologiques dont les besoins ne sont plus satisfaits) de symptômes bruyants et aliénants, envahissants et frustrants, sources de désinsertion sociale et de pathologie agressivo-dépressive ?
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D – Les facteurs de renforcement de la motivation, tantôt externes, tantôt internes : réflexion et outils d’autant plus essentiels que l’on s’adresse à des sujets décrochés, dans une époque où les référentiels sociaux et métiers traditionnels se disloquent… Une re-centration sur nos motivations profondes/intrinsèques et inconditionnelles donc peu sensibles aux échecs et au regard social se révèle essentielle pour remobiliser les personnes décrochées et plus encore les déprimés !
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E – Les troubles de la gouvernance psychologique posent la question de l’identité, autrement-dit de savoir « qui » (quels contenants/structures cérébrales notamment) décident de nos actes et les contrôlent, mobilisent nos motivations[10], notre énergie et à quelle fin ? C’est assurément une problématique-clé lors d’un choix de vie professionnel et disposer de quelques outils plus « objectifs/structurels » pour mieux dissocier, dans notre ressenti, « qui » pense « quoi » et à quelle fin (au sens le plus neurobiologique du terme) ?
D’un certain point de vue, nous sommes moins définis par notre génétique personnelle (celle qui nous différencie des autres) et notre culture (notre « identité consciente ordinaire ») car cette identité change largement quand nous changeons de gouvernance mentale, autrement-dit lorsque nous ne mobilisons pas les mêmes neurones ! Ainsi, l’empathie dépend de la mobilisation du cortex préfrontal et les tendances psychopathiques davantage de celle de l’amygdale, plus que de notre personnalité. Redit autrement, notre personnalité ordinaire serait plus un apprentissage de modalités fonctionnelles (mobilisation de contenants/stratégies métacognitives) que de contenus culturels.
Par ailleurs, tout ce que nous pensons de nous mais aussi des autres et du monde n’est qu’une représentation de notre cerveau, donc une part de nous, de notre véritable et large/réelle identité. La notion de complexe est donc un non-sens neuronal.
La résilience, l’agilité suppose une distanciation de cette identification « enfermante » qu’il faut constamment déconstruire pour (re)devenir créatif, ouvert et résilient.
Ce 5e axe pourrait également se révéler très prometteur en matière de compréhension de troubles du développement, comme l’autisme/l’Asperger notamment.

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Programmes en cours

En 2016, l’IME (créé en 1987 par Jacques Fradin) s’est scindée en deux entités indépendantes (IME Conseil SARL détenue par Pierre Moorkens) et le Fonds IME (Fonds de Dotation créé et détenu par Jacques Fradin : https://www.fonds-ime.org/), qui a repris les activités de Recherche (Laboratoire Psychologie & Neurosciences / LPN : https://www.fonds-ime.org/laboratoire-lpn/) et les missions sociétales. Son financement provient des dons défiscalisables et pour une moindre part de R&D. Ses bénéfices sont totalement consacrés à des activités d’intérêt général.

Après une courte période de transition/réorganisation, plusieurs projets ambitieux (potentiellement des « premières mondiales ») ont été mis en œuvre, dans le cadre de nouvelles et prestigieuses coopérations institutionnelles :

Depuis 2017 : Avec le Collège de France (Pr. Alain Berthoz), LaPsyDe (Pr. Olivier Houdé et Pr. Grégoire Borst), Salpétrière/APHP (Pr. David Cohen) sur la thématique : croisement entre 1/ stratégies neurocognitives d’adaptation (validation IRMf) en situation de replanification spatiale et 2/ influence du positionnement grégaire (dominance/soumission) ?

Depuis fin 2018 : Avec UCLouvain (Pr. Pierre Philippot) et Tarnier/Curie/APHP (Pr. Bernard Granger), sur la thématique : impact de la thérapie neurocognitive (amorce d’une 4e vague de TCC développée par l’IME/LPN) sur les troubles borderline et les addictions…

À partir de 2020 : en coopération avec l’Université de Bourgogne-Franche-Comté et le CHU de Dijon (Pr. Benoit Trojak), l’IME lance un D.U. des Thérapies Neurocognitives et Comportementales (première mondiale) à destination des psychiatres, psychologues et chercheurs, intégrant l’ensemble des approches Neurocognitives existantes, dont la TNC développée par IME/LPN est la plus ancienne et structurée.
Un projet de recherche croisée autour de la prise en charge des addictions en TNC est prévu, dans le prolongement des recherches sur ces thématiques en cours avec UCLouvain (amorce d’une étude multicentrique ?).

Mis en place à la demande de l’Université de Bourgogne, ce nouveau D.U viendra prolonger le succès du D.U. Psychologie et Pédagogie du Comportement Alimentaire (PPCA), référent dans son domaine en France (prise en charge TCC et TNC des TCA) et codéveloppé depuis 7 ans par l’IME et l’Université de Bourgogne-Franche-Comté.

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Communications

L’ensemble des communications du LPN est présenté sur notre site :
https://www.fonds-ime.org/toutes-publications-lpn/

Parmi les études et publications interrompues par la séparation IME Conseil / Fonds IME (réorganisation/refinancement) :

  • Articles récemment soumis :
    • de Chalvron-Peltier, S., Lefrançois, C., Lebib, R., Prata, J.L., Fradin, J. (soumis). Eco-conduite : quand la colère diminue le sentiment d’auto-efficacité lié à l’éco-conduite / Eco-driving: when anger decreases self-efficacy associated with eco-driving.
    • de Chalvron-Peltier, S., Porro, B., Lebib, R., Prata, J.L., Fradin, J. (soumis). Evaluation cognitive d’une formation portant sur les compétences sociales : estime de soi, sentiment d’efficacité personnelle, contrôle perçu et stratégies de coping. Cognitive assessment of a social skills training: self-esteem, self-efficacy, perceived control and coping strategies. European Review of Applied Psychology / Revue Européenne de Psychologie Appliquée
  • Articles en cours de finalisation (partiellement financés) :
    • Effects of Mental Mode Management training on state-anxiety, physiological and psychological stress in a sample of workers: An exploratory study.
    • Stress professionnel et burnout et mode de pensée adaptatif chez les universitaires.
    • Stress scolaire et mode de pensée adaptatif dans un échantillon de 8000 lycéens français.
    • Stress scolaire, anxiété et positionnement grégaire dans un échantillon de 8000 lycéens français
    • Effet des relations parents/enfants sur le stress scolaire et l’anxiété dans un échantillon de 8000 lycéens français
    • Effets des motivations primaires sur la prise de conscience d’une consommation responsable
    • Eco-consommation énergétique et mode de pensée adaptatif chez des français
    • Validation d’une échelle des Modes mentaux (MM)
    • Validation d’une échelle du positionnement grégaire (PG)
    • Validation de la version française de l’Inventaire des comportements de soumission de Gilbert
    • ESTIME (étude sur le stress au travail IME) : 5000 répondants dans quatre pays/régions francophones ou néerlandophone.
    • Effets des motivations primaires dans le comportement d’achat de lingerie
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Thèses en cours (partiellement financées) ou récemment soutenue

1 – Thèse d’Aurélie van Dijk : Troubles du Positionnement Grégaire (soutenance : février 2019).

L’assertivité caractérise une personne qui possède des capacités sociales lui permettant de s’affirmer en se respectant et en respectant les autres. Cette compétence est importante dans la vie personnelle et professionnelle pour cultiver des relations interpersonnelles qualitatives sur le court, moyen et long terme. Cependant, tout individu ne possède pas les capacités sociales lui permettant de se comporter avec assertivité. Les individus non assertifs adoptent soit des comportements de soumission (i.e. tendance naturelle à se soumettre aux autres plutôt qu’à s’affirmer ou à diriger) soit des comportements de dominance (i.e. tendance à influencer les autres et à chercher à prendre le pouvoir sur eux). La qualité des relations avec autrui des individus non assertifs peut s’en trouver altérée. Malgré cela, les comportements non-assertifs perdurent dans le temps. Comment ces comportements se maintiennent-ils et pouvons-nous les corriger durablement ?

Pour répondre à ces questions, le présent travail comprend deux volets : un volet expérimental destiné à étudier le fonctionnement cognitif des individus en fonction de l’assertivité et un volet clinique élaboré pour tester l’effet de techniques thérapeutiques cognitives et comportementales qui corrigeraient le manque d’assertivité. Dans le premier volet, nous avons étudié les performances perceptives, attentionnelles et mnésiques des sujets en fonction de leur assertivité et de l’assertivité des stimuli présentés. Pour cela, nous avons respectivement enregistré l’activité électrique cérébrale des sujets par électroencéphalographie, étudié leurs mouvements des yeux par oculométrie et mesuré leurs performances à une tâche de mémoire sociale. Nos résultats révèlent que la dominance sociale est traitée en priorité (dès 100ms après la présentation du stimulus) et qu’elle influence notre réponse comportementale car les sujets fixent plus fréquemment les visages de dominance (en comparaison aux stimuli de soumission) s’ils sont présentés pendant une courte durée (750ms) puis ils les évitent si la présentation se prolonge (20 secondes). Dans le second volet, nous avons analysé l’effet d’une nouvelle technique thérapeutique (la technique du Positionnement Grégaire ou PG) comparativement à une technique existante (la méthode d’affirmation de soi des Thérapies Cognitives et Comportementales) dont les effets sur les comportements assertifs ont déjà été mis en évidence. Nos résultats révèlent que l’entrainement à l’adoption d’un comportement assertif selon la méthode d’affirmation de soi ou selon la technique du PG conduit à une augmentation des comportements assertifs et à une diminution des comportements de soumission, du niveau d’anxiété et du niveau de dépression.

Articles à venir.
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2 – Thèse d’Alexander Castilla : Étude des processus neurocognitifs impliqués dans la flexibilité mentale et l’apprentissage chez les enfants et les adolescents normaux et pathologiques.

Trois axes de recherche :

  • Axe 1 : processus de flexibilité mentale et le contrôle cognitif dans les espaces extrapersonnel et péripersonnel en utilisant le paradigme d’amorçage négatif.
  • Axe 2 : rôle du cervelet dans le contrôle cognitif chez les enfants et les adolescents.
  • Axe 3 : évaluation du Positionnement Grégaire et de son influence/modulation des processus adaptatifs et activations neuronales.

Les principaux articles et communications sont attendus en troisième année (2020)

Intentions de la thèse :

  • Étudier les particularités des mécanismes adaptatifs chez l’enfant et l’adolescent (normal ou psychopathologiques) dans le contexte spatial et ses substrats neuronaux (supposés cérébelleux, voie dorsale), comparativement aux mécanismes cognitifs et émotionnels (voie limbique, ventrale).
  • On sait que cette voie ventrale est relativement résistante au changement et sensible aux mécanismes d’évitement d’ordre émotionnel et social.
  • L’idée est de valider la relative plus grande fluidité de la voir dorsale, tant chez les sujets normaux que pathologiques, ce qui pourrait donner des pistes intéressantes/innovantes en psychothérapies neurocognitives mais aussi en pédagogie voire en management (mobilisations corporelles appropriées…).
  • L’idée est également de croiser ces données de changement (par la voie dorsale) de Modes Mentaux supérieurs (système1/système 2 ou MM automatique/adaptatif selon les terminologies) avec le Positionnement Grégaire.

Enjeu opérationnel : comprendre comment mieux mobiliser la fluidité mentale chez les enfants et ados sains et pathologiques, notamment par l’adaptation spatiale (versus cognitivo-émotionnelle le plus souvent utilisée).
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3 – Thèse d’Anne Claire Lafait : prise en charge TNC du Trouble de la Personnalité Borderline

Ces travaux de recherche se déroulent actuellement dans le cadre d’une thèse de doctorat de Psychologie financée par le FIME, en partenariat avec l’Université Catholique de Louvain (Belgique), sous la direction du Pr Pierre Philippot et réalisée par Mme Anne-Claire Lafait. Cette thèse s’intéresse à l’évaluation de nouveaux éléments nosologiques, outils diagnostics et psychothérapeutiques mis en place au sein du LPN/IME et en lien avec la prise en charge du trouble de la personnalité Borderline. Cette thèse a débuté en 2018 et devrait s’étendre sur 4 ans, comme il est d’usage en Belgique. Nous attendons donc une publication de la thèse au terme de ces quatre années, ainsi qu’une publication d’articles scientifiques dans des revues à comité de lecture avant ce terme.

Dans le cours de l’année 2019-2020, les articles ci-dessous sont déjà prévus pour une soumission :

  • Psychological processes in Borderline personality disorder: a systematic review.

Cet article revisite la littérature scientifique concernant les processus psychologiques apparaissant dans le trouble de la personnalité Borderline. Il a déjà été rédigé en français, il attend d’être finalisé et traduit en anglais pour une revue internationale.

  • Processus psychologiques du Trouble de la personnalité Borderline : un modèle théorique basé sur la TNC.

Cet article expose les modèles théorique et thérapeutique de Thérapie Neurocognitive et Comportementale dans le cadre de la prise en charge du trouble de la personnalité Borderline. Il devrait être publié dans une revue à comité de lecture francophone.

  • Validation de la traduction française de l’Échelle de sensibilité au rejet A-RSQ

L’Échelle de sensibilité au rejet A-RSQ, qui est anglophone a été traduite et validée dans sa version française pour les besoins de la thèse de doctorat d’Anne-Claire Lafait. Cette validation doit faire l’objet d’un article dans une revue à comité de lecture.

D’autres articles sont prévus à partir de 2020 pour rendre compte des résultats de la thèse.

Certains résultats devraient également être soumis à des conférences scientifiques nationales et internationales dès 2020.

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Études en projet (en recherche de financements)

1 – Évaluation de la prise en charge TNC des addictions comportementales (Pr. Benoit Trojak, psychiatrie, CHU Dijon) :

  • Études cliniques randomisées (TCC versus TNC, médicaments versus TNC, stimulation magnétique transcrânienne versus TNC…)
  • Travaux dans le prolongement de la thèse de A.C. Lafait (Pierre Philippot/ UCLouvain) sur troubles de la personnalité borderline / addictions.
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2 – Évaluation de la prise en charge TNC des TCA (Pr. Vincent Dodin, psychiatrie, UC Lille):

  • Études cliniques randomisées, TCC versus TNC,
    • Impact de la prise en charge des mécanismes « Hypos » et « PG ».
  • Étude de cas en TNC :
    • Sur diverses pathologies courantes (anxiodépressives) à lourdes (psychiatriques)
    • Soit dans le cadre d’une évaluation de l’évolution d’un patient au fur et à mesure de son suivi thérapeutique
    • Soit dans celui de véritables Protocoles à cas unique
    • Ces derniers pouvant donner lieu à méta-analyse.

De telles études constituent ordinairement une première étape permettant la mise en place d’études plus larges (études cliniques randomisées, cohortes). Les observations réalisées lors de protocole de cas unique permettent d’élaborer à moindre coût des hypothèses et éléments d’innovation (puisqu’elles introduisent la dimension temporelle permettant d’explorer l’impact direct de multiples interventions, de les répéter, les croiser).

Ressources nécessaires :

    • Un assistant de recherche, à temps partiel, permettant d’assurer l’administration et la gestion des questionnaires diagnostiques et de suivi auprès des patients.
    • Un ou plusieurs psychothérapeutes appliquant la TNC auprès de leurs patients.
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3 – Comparaison de l’impact d’une prise en charge, en groupe, de type TNC (thérapie centrée sur le travail d’hypo) versus TCD

Une première étude (thèse de doctorat d’A.-C. Lafait) sur les effets d’une prise en charge psychothérapeutique individuelle du trouble de la personnalité borderline en TNC est en cours.

Dans le prolongement de cette étude nous souhaitons mettre en place de manière expérimentale un groupe thérapeutique spécifique à ce trouble. Sur le modèle de ceux existants en Thérapie Comportementale Dialectique (l’approche de référence pour le trouble borderline), ce groupe thérapeutique, s’inscrirait en complément d’une thérapie individuelle, dans un hôpital de jour, sur une durée de 6 mois à 1 an. Nous supposons que le contexte de groupe permettrait d’augmenter l’efficacité de la prise en charge psychothérapeutique TNC grâce, notamment, à la dynamique de groupe (entraide, interactions…) et au plus grand impact de certains outils thérapeutiques dans un contexte social (thérapie d’expositions comportementales / affrontements d’hypo).

Cette deuxième étude visera à évaluer les effets de ce groupe expérimental.
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4 – Impact du PG sur les prises de décision à long terme

Réplication de l’étude de T. Brosch[11] mettant en évidence un lien entre égoïsme et difficulté à tenir compte d’enjeux à long terme, selon diverses modulations :

  • Chez l’adulte en évaluant :
    • Le rôle du PG sur la qualité de prise de décision à long terme
    • L’impact d’une intervention de type GMM et/ ou méditation sur le PG et la qualité de prise de décision à long terme
    • L’impact d’un jeu de rôle succinct (utilisant des jeux de rôle antagonistes du PG considéré) visant à pallier l’effet du PG sur la qualité de prise de décision à long terme
  • Idem chez l’enfant et l’adolescent
    • Impact du PG et de la GMM sur le QI chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte
  • Cette étude s’inscrirait en faveur d’une éducation visant la régulation précoce du PG chez l’enfant, et de la recherche de méthodes éducatives permettant cela.
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5 – Revisite de la symptomatologie des troubles autistiques

La pratique clinique et les retours d’expérience d’un certain nombre de praticiens laissent à penser que les symptômes liés Troubles du Spectre Autistique (TSA), seraient difficiles à délimiter et à diagnostiquer, ce au-delà du retard connu de la France dans la prise en charge de ce type de trouble.
Chez les autistes de type Asperger, une confusion entre des symptômes de type PG et un réel tableau autistique semble notamment récurrente, alors même que le trouble Asperger induit une difficulté à décoder et à s’adapter aux rapports de type PG (ce qui suggère des processus cognitifs et comportementaux, en lien avec le PG, défectueux), et que cette observation puisse être confortée par l’activité singulière de l’amygdale (ordinairement mise en cause dans les comportements de type PG) chez les autistes asperger. Une étude consisterait donc à analyser finement l’occurrence de « vrais » comportements de type PG chez les autistes notamment de type asperger et, en fonction des résultats de cette exploration, de proposer une nouvelle grille diagnostique des TSA, notamment dans le syndrome d’Asperger.
En parallèle de cette investigation, nous souhaitons explorer l’hypothèse supportée par le Pr Henry Markram, laissant penser que l’autisme correspondrait à un « syndrome du monde trop plein ». L’auteur, ainsi que d’autres, envisage l’idée que les symptômes autistiques puissent être – au moins en partie- dus à une hypersensorialité dont découlerait certains symptômes comme le repli de l’individu, la difficulté à traiter le regard, etc. Cette hypothèse est là également supportée par des observations obtenues en imagerie cérébrale, montrant une hyperconnectivité neuronale chez les autistes. Une exploration de cette hypersensorialité, en lien avec la sévérité des troubles autistiques et en confrontation avec l’implication réelle des comportements PG dans l’autisme pourrait venir compléter l’élaboration d’une nouvelle grille d’évaluation diagnostique des TSA permettant des diagnostics différentiels plus fins – et donc une meilleure prise en charge – des troubles autistiques ou assimilés à l’autisme.
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6 – Revisite de la symptomatologie des Troubles du Déficit de l’Attention et de l’Hyperactivité (TDAH)

Dans la même optique que celle proposée dans l’étude nosologique des TSA, nous souhaiterions mener un travail visant à distinguer les symptômes liés au TDAH (et les différents types de TDAH entre eux) de traits de personnalité ou de comportements de type PG. En effet, la communauté scientifique et praticienne s’accorde à dire que le TDAH est vraisemblablement sur-diagnostiqué, notamment auprès des garçons. Un affinement des critères diagnostiques permettrait ainsi de rendre les prises en charge plus spécifiques, et d’éviter parfois une prise en charge médicamenteuse qui n’est pas neutre (cf. études portant sur la Ritaline).

[1] La 1ere vague des TCC est comportementale, la 2e est cognitive, la 3e émotionnelle et la 4e introduit dans les 3 premières le support des neurosciences et autres disciplines scientifiques autour du comportement (TNC).

[2] Fradin, J. & Lefrançois, C. (2014). La Thérapie Neurocognitive et Comportementale. Prise en charge neurocomportementale des troubles psychologiques et psychiatriques. Bruxelles : De Boeck.

[3] Jonville, E., Lefrançois, C. & Fradin, J. (2012). Bien utiliser son cerveau pour vivre sans stress.  L’Essentiel de Cerveau & Psycho, N°10, pp 84-89

[4] Fradin, J., Aalberse M., Gaspar L., Lefrançois C. & Le Moullec F. (2008). L’intelligence du stress. Paris : Eyrolles.

[5] Fradin, J. & Lefrançois, C. (2013). Dominant ou dominé ? L’Essentiel de Cerveau & Psycho, N°16, 40-45.

[6] Lefrançois, C., Van Dijk, A., Bardel, M.-H., Fradin, J. & El Massioui, F. (2011). L’affirmation de soi revisitée pour diminuer l’anxiété sociale. Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive, 21, 17-23.

[7] Lefrançois, C.,& Fradin, J.(2018) La thérapie de couple à l’épreuve du positionnement grégaire. in Allard. & Antoine., Eds, Le couple en Thérapie comportementale cognitive et émotionnelle. Elsevier Masson.

[8] Bohler, S. (2019), Le bug humain, Paris : R. Laffont.

[9] Fradin, J. & Lefrançois, C. (2014). La Thérapie Neurocognitive et Comportementale (TNC). Prise en charge neurocomportementale des troubles psychologiques et psychiatriques. Bruxelles : De Boeck.

[10] Cabanac, M. (2003). La cinquième influence ou la dialectique du plaisir, Québec : Presses de l’Université Laval.

[11] Brosch, T., Stussi, Y., Desrichard, O., & Sander, D. (2018). Not my future? Core values and the neural representation of future events. Cognitive Affective and Behavioral Neuroscience,18, 476-484

 

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